XX ANOSOGNOSIE et enfumage - Par Simon Frajdenrajch, analyste

ANOSOGNOSIE et enfumage : le procès Chirac n'aura pas lieu

 

Par Simon Frajdenrajch, analyste, 04 septembre 2011

 

Nous entendons les journalistes, ignorants de la chose médicale, comme ils le sont d'ailleurs des évènements historiques dans bien des parties du monde, nous  livrer le diagnostic dont souffrirait l'ancien président de la République, grand menteur devant l'Eternel et les Français, du temps de sa splendeur.

 

Il souffrirait d'un mal mystérieux, certifié par un rapport du Pr. Daniel Lyon-Caen, neurologue et président de 'l'institut du Cerveau". Ce mal serait : "L'ANOSOGNOSIE"

 

Ce mot, nullement barbare mais savant, figure bien dans les manuels de neurologie médicale. Il est composé de racines grecques, et signifie : "Méconnaissance voire inconscience de sa propre maladie [neurologique]".

 Ce n'est pas une maladie en soi, comme par exemple la Maladie d'Alzheimer, ou la démence sénile, mais un symptôme. 

 

C'est une façon polie de dire que l'ex-président n'a plus toute sa tête, et qu'il serait un peu indécent de le soumettre longuement au feu roulant des questions du Juge et du Procureur, et au supplice des caméras de journalistes, aussi bienveillantes fussent-elles. Après son départ de l'Elysée, l'ex-président Chirac est redevenu populaire chez les Français, qui ont la mémoire courte.

 

Au fait : M. Bertrand Delanoë a accepté un "arrangement entre amis" en retirant la plainte de la partie civile à l'encontre de Jacques Chirac, maire de Paris jusqu'en 1995, sous condition de recevoir le montant des salaires présumés fictifs.

 

Et youp-là, la Justice n'y verra que du feu : "Passe-moi la bourdaine, je te passe le séné" (puissants laxatifs connus des médecins et expression cocasse des arrangements entre amis) : M. Delanoë sait bien que la vie politique est longue, et qu'un arrangement entre "gens du beau monde politique" vaut mieux que des déchirements publiques, qui révèleraient à la plèbe la couleur des bas-fonds politiques.

Cela signifie aussi que le président Chirac échappera à son procès pour emplois fictifs pendant ses mandats à la Mairie de Paris, abus de biens sociaux, toutes choses pour lesquelles son directeur financier de l'époque, notre vaillant Alain Juppé, ministre des Affaires Etrangères actuel, avait été durement condamné par le Tribunal Correctionnel de Nanterre (10 ans d'inéligibilité et une amende cossue) avant de voir sa peine réduite en appel à deux années d'inéligibilité, et de s'exiler au Québec pour enseigner à Montréal, où M. Juppé s'est recyclé dans l'écologie.

C'est ce même M. Juppé qui vient aujourd'hui donner des leçons de vertu à Israël sur la conduite à tenir vis-à-vis d'un futur 'Etat Palestinien indépendant', qui ne saurait supporter le 'Statu Quo actuel', répète-t-il. 

 

Notre ministre des affaires étrangères, porte-parole du président Sarkozy en la matière, veut obtenir un vote unanime de l'UE à la prochaine Assemblée Générale de l'ONU, en faveur de la déclaration unilatérale d'indépendance de cet Etat de Palestine, où l'AP se soustraira à ses obligations, signées lors des "Accords d'Oslo" en 1993, de négocier son établissement avec Israël en se soumettant à trois obligations minimales : la reconnaissance d'Israël comme Etat juif, la négociation d'accords de paix bilatéraux, et l'arrêt du terrorisme et de l'incitation à la haine.

 

Tous ces beaux messieurs, professeurs de morale publique quand on ne les prend pas la main dans le pot de confiture, sont les responsables de notre politique étrangère qui pue affreusement le pétrole : depuis que M. Jacques Chirac avait vendu une centrale nucléaire  à l'Irak, du temps de sa gloire comme Premier ministre sous Giscard en 1974 

 

D.ieu merci, en 1981, par une opération aérienne dont elles ont le secret, les Forces Aériennes d'Israël ont pulvérisé le rêve nucléaire de Saddam Hussein. Un vote quasi-unanime de l'ONU avait alors sanctionné l'ingérence d'Israël dans un pays tiers.

 

10 ans plus tard, après l'invasion du Koweït par l'Irak en août 1991, quand une coalition de nations adoubée par l'ONU, sous la conduite des USA dirigés à l'époque par George Bush père, et à laquelle la France a participé, a chassé les troupes d'invasion irakiennes qui se comportaient en barbares au Koweït, nous n'avons entendu aucun remerciement a posteriori de la soi-disant "communauté internationale" à Israël, pour nous avoir soulagé du poids d'un Irak doté de l'arme nucléaire, et dirigé par un tyran mégalomane aussi psychopathe que Khaddafi aujourd'hui. 

 

Aujourd'hui hélas, d'autres psychopathes mégalomanes sont au pouvoir en Iran, et au seuil de la maîtrise des armements nucléaires : depuis 2003, et l'arrivée de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence de cette mollahcratie, l'Occident fait mine de négocier avec ces psychopathes, déséquilibrés, mais intelligents et bons joueurs d'échec.

 

Ahmadinejad nous a prévenus. Il veut l'anéantissement de "l'entité sioniste" et il s'en donne les moyens : missiles intercontinentaux capables de transporter des têtes nucléaires, et autres joyeusetés (têtes chimiques et armes biologiques).

 

Et l'ONU lui livre une tribune à l'Assemblée Générale lors de sa réunion annuelle, alors que ce tyran sanguinaire massacre son propre Peuple, et se fait réélire par la fraude en juin 2009 en réprimant les opposants dans le sang.

Réaction de l'Occident, et en particulier d'Obama : ce n'est rien, négocions !?!

 

Circulez bonnes gens, y'a rien à voir...

 

Simon Frajdenrajch, analyste,

04 septembre 2011 

 

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