XX L' AVERTISSEMENT DE LIMA

Nous les libéraux ne sommes pas des militants, car nous n'avons pas besoin de militer, parce que nous sommes des gens normaux qui raisonnons avec notre bons sens, notre intelligence et surtout notre morale
et c'est toute la différence d'avec des gens qui ont besoin de se construire une stratégie politique pour essayer de convaincre les autres, avec des arguments alambiqués dans lesquels ils s’emmêlent les pieds et qui , jusqu'à présent se sont révélés foireux

quant à ceux qui pensent que nous sommes un petit groupe isolé, il faut leur rappeler qu'au lendemain de la crise de 2008, tous les pays du Tour du Pacifique se sont réunis à Lima pour etudier comment dépasser cette crise ,
à l'unanimité ils ont déclaré que seules les solutions libérales permettraient de le faire -
or, ces pays représentaient plus de 2/3 du commerce mondial -
et ce sont eux qui s'en sont le mieux sortis -en entendez vous parler???
vous n'entendez parler que ceux qui ont laissé l’idéologie socialo marxiste envahir toutes leurs institutions et les esprits et la France en est l'exemple le plus avancé et, manque de chance -(ou plutôt conséquence largement prévisible) , elle est en plus la cible la plus en pointe dans la conquête de ses institutions par les adorateurs de la sharia

lundi 24 nov 2008

L'avertissement de Lima

Vous pouvez écouter l'enregistrement de cette chronique sur son lien permanent sur le site de Lumière 101081124

Dans la crise actuelle, les pays qui s'en sortiront le mieux se révéleront finalement ceux dont les gouvernements auront adopté les mesures les moins contraignantes, les moins subventionnnaires, les moins interventionnistes et surtout les moins protectionnistes.

De ce point de vue, les vraies nouvelles mondiales en cette grise fin de semaine de novembre ne sont pas venues de Washington, mais d'une métropole beaucoup plus discrète située au cœur de l'Amérique latine, à Lima.

S'y réunissaient les dirigeants des 21 pays riverains de l'océan Pacifique dans le cadre du Forum de coopération connu sous le sigle APEC.

Cette organisation représente aujourd'hui 61 % du produit de l'économie mondiale et 47 % du commerce international. Mais, celui-ci étant évalué en tenant compte des échanges intérieurs à l'espace européen, il convient de prendre avec précaution l'approximation du poids relatif car elle englobe des opérations certes transfrontalières mais sur des lignes désormais toutes théoriques séparant la plupart de nos États respectifs. Si l'on se fonde sur cette réserve non négligeable, il se peut que la part véritable de l'APEC atteigne en fait les 2/3 des véritables transactions à l'exportation et à l'importation réalisées dans le monde.

En tout état de cause, rien ne pourra plus jamais s'élaborer quant à l'ordre des relations économiques internationales sans les partenaires asiatiques.

Si les vieux pays industriels d'Europe et d'Amérique du nord imaginaient des formules protectionnistes, ces dernières se retourneraient contre nos peuples et accéléreraient leur décadence.

Or, les relents fétides de la démagogie syndicaliste américaine sont venus se répercuter cette année dans la campagne présidentielle et législative des démocrates. Certes, après avoir laissé entendre qu'il renégocierait les accords avec le Canada et le Mexique, le candidat Obama a su se replier dans une certaine prudence. Mais sa rivale Hillary Clinton n'a jamais hésité devant les concessions à ce qu'on considère comme des lobbies corporatifs, des intérêts sectoriels ou des bureaucraties syndicalistes, mais qu'on pourrait tout aussi bien désigner par leur vrai nom : les mafias. Et les résultats catastrophiques de l'industrie automobile, dont les causes remontent à bien plus loin que l'actuelle crise financière, risquent fort par ailleurs de servir de prétexte aux pires sottises dans les mois à venir.

La nécessité de faire face à la montée des tensions protectionnistes ne devrait donc échapper à aucun responsable économique. Et voici ce que les membres de l'APEC ont déclaré ce 22 novembre dans la capitale péruvienne :

"Nous réaffirmons notre ferme conviction que les principes du libre marché, du libre-échange et du régime d'investissements continueront de favoriser la croissance mondiale, l'emploi et la réduction de la pauvreté." (1)

Une telle prise de position mériterait d'être renforcée par l'évocation de son contexte. Elle contredit explicitement tous les espoirs que certaines dictatures latino américaines comme le Venezuela et les autres petits émules de Chavez et admirateurs de Castro, investissent eux-mêmes dans le retour et le renforcement des pratiques de transactions internationales étatisées. L'utopie de Marx et Engels s'est toujours exprimée dans les faits prioritairement par le monopole du commerce extérieur et cela n'a pas changé. Il a fallu un demi-siècle au monde libre pour triompher de cette doctrine esclavagiste et liberticide. Elle-même avait été érigée en mot d'ordre impératif en 1947 quand Staline imposa aux pays européens alors occupés par l'Armée rouge de renoncer au plan Marshall. À l'échelon mondial ce système n'a été officiellement éliminé que par les accords de Marrakech de 1995.

Rappelons que la première grave erreur de GW Bush, et nous l'avions souligné à l'époque (2) avait consisté pour de microscopiques raisons électorales dans le Dakota du sud, d'opérer un accroc dans la solide doctrine de liberté adoptée par son pays depuis le Kennedy round et même dès les premiers accords du GATT.

Indépendamment du bilan global que l'on pourra tirer, au regard de l'Histoire, du double mandat du président américain sortant, on doit quand même saluer le fait qu'à Lima en novembre 2008, pour sa dernière intervention en tant que représentant de la plus grande puissance du monde il aura fait amende honorable en plaidant "in fine" pour la liberté du commerce.

Hélas, pendant ce temps, ici certains nous chantent les mérites d'un "Fond souverain à la française" et de diverses billevesées étatistes, subventionnnaires et monopolistes. De ces idées fausses une crise bien réelle et une stagnation bien durable sortiraient, inéluctablement, dans la mesure où les fantasmes de nos politiciens peuvent malheureusement exercer leur influence néfaste dans les affaires du monde.

JG Malliarakis

http://lumiere101.com/2008/11/24/081124jgm/

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